Maria Sharapova, née le 19 avril 1987 à Nyagan en Russie, reste l’une des figures les plus emblématiques du tennis féminin, avec un mélange de puissance, de grâce et d’ambition. À seulement 17 ans, elle a fait trembler Wimbledon en 2004, devenant la troisième plus jeune vainqueure d’un Grand Chelem en battant Serena Williams en finale, un exploit qui la propulsa au rang de star mondiale.
Au fil de sa carrière, elle a accumulé quatre autres titres majeurs (US Open 2006, Open d’Australie 2008, Roland-Garros 2012 et 2014), 36 titres WTA et a occupé la première place mondiale pendant 21 semaines. Son jeu agressif, son service tranchant et sa mentalité de battante ont fait d’elle une référence, malgré des blessures récurrentes qui l’ont forcée à lutter pour chaque retour.
Sharapova n’était pas seulement une athlète. Véritable femme d’affaire, elle a noué des partenariats iconiques avec des marques comme Nike ou Porsche. Grâce à ses victoires sportives, à sa notoriété et à ses contrats publicitaires, elle est élue en 2014, pour la dixième saison consécutive, sportive la mieux payée au monde selon le magazine Forbes.
« Tennis, je te dis au revoir »
Redescendue au 373e rang mondial, la russe restait sur quatre défaites consécutives, dont des éliminations aux premiers tours de l’US Open 2019 face à Serena Williams et de l’Open d’Australie 2020 contre la Croate Donna Vekic, son dernier match.
Depuis sa retraite annoncée en février 2020 à 32 ans dans les colonnes de Vogue et de Vanity Fair, Maria Sharapova a embrassé une vie post-court aussi dynamique que sa carrière.
Elle s’est pleinement investie dans l’entrepreneuriat, notamment avec Sugarpova, sa marque de confiseries et chocolats lancée en 2012, générant des millions de dollars annuels. Investisseuse avisée, elle soutient des start-ups dans le bien-être et la tech, comme Therabody (thérapie par vibration) ou Tonal (fitness connecté), et conseille des jeunes talents via des programmes de mentorship.
Mère de deux enfants (nés en 2022 et 2024), elle équilibre sa vie familiale avec des engagements philanthropiques notamment en partenariat avec les Nations Unies : sa fondation, créée en 2007, soutient l’éducation et le sport pour les enfants dans les régions défavorisées, particulièrement en Russie et en Biélorussie après la catastrophe de Tchernobyl.
A 38 ans, avec tous ces projets et bien d’autres, Sharapova incarne aujourd’hui une reconversion inspirante et réussie après sa carrière de sportive professionnelle.